Le camp de Diomaye est averti. Les députés ont les coudées franches pour sanctionner. La seule parade pour échapper au glaive, c’est de ne pas toucher à l’argent du contribuable, c’est-à-dire être vertueux et éthique face aux ressources du pays.
C’est le seul conseil à donner au pouvoir exécutif incarné par le camp présidentiel.
Le camp présidentiel est donc interpellé. La nouvelle configuration de l’Assemblée nationale redonne tout son sens à l’article 86 de notre Constitution. Les députés ont désormais les coudées franches. Le glaive de la sanction, qu’il prenne la forme d’une commission d’enquête, d’un refus de budget ou d’une motion de censure, n’est plus un épouvantail. Il est même constitutionnel.
Face à ce rapport de force institutionnel, une seule parade s’offre à l’exécutif que vous incarnez : la probité absolue dans la gestion des deniers publics. Ne pas toucher à l’argent du contribuable. Ni par négligence, ni par complaisance, ni par excès.
La vertu n’est plus une posture morale. Elle est devenue une obligation politique de survie. L’éthique n’est plus un slogan de campagne. Elle est la seule immunité face au contrôle parlementaire.
Le conseil est simple : administrez les ressources du pays comme si chaque franc CFA devait être justifié devant la représentation nationale. Parce qu’il le sera.
Dans la IIIe République que le peuple convoque de ses vœux, gouverner, c’est d’abord être irréprochable. C’est le seul chemin pour transformer la majorité parlementaire de l’adversité en majorité morale.
Mamadou Kassé

