L’ancienne ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Fatou Diouf, a procédé à la publication de la liste officielle des navires autorisés à exploiter les ressources halieutiques dans les eaux sénégalaises en 2026. Une initiative qu’elle inscrit dans la politique de transparence mise en œuvre par son département.
Dans une publication, l’ex-ministre a indiqué agir « avec un profond sens de la responsabilité », soulignant que cette démarche vise à informer les citoyens sur la gestion des licences de pêche. « Depuis trois ans, nous avons fait de la transparence un principe non négociable de notre gouvernance. Publier cette liste, c’est rendre des comptes aux Sénégalais, protéger nos ressources et garantir l’équité entre les acteurs du secteur », a-t-elle écrit.
Les tableaux publiés font état d’un peu plus d’une centaine de licences accordées à des navires opérant sous différentes catégories de pêche. Le document recense notamment 49 licences de pêche démersale profonde, 51 licences de pêche démersale côtière, 10 licences de pêche pélagique hauturière et une licence de pêche pélagique côtière.
L’analyse de la liste montre par ailleurs une nette prédominance des navires sous pavillon sénégalais. La quasi-totalité des embarcations autorisées sont immatriculées à Dakar. Un seul navire étranger apparaît dans le registre : le Sea Frontier, battant pavillon guinéen.

Cette publication intervient dans un contexte marqué par les débats récurrents sur la gestion des ressources halieutiques et l’attribution des licences de pêche. En rendant ces informations accessibles au public, les autorités entendent renforcer la transparence dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.

