La mobilisation autour des 18 supporters sénégalais incarcérés au Maroc franchit une nouvelle étape. La Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec leur conseil, Patrick Kabou, a entamé une tournée nationale auprès des familles des détenus. Une démarche qui vise à offrir un accompagnement à la fois juridique, moral et informatif, dans un climat d’attente et d’inquiétude persistantes.
Le coup d’envoi de cette initiative a été donné à Saint-Louis, le 15 avril 2026, avec une visite à la famille d’Amar Diawara. Sur place, la délégation a été confrontée à une situation marquée par la détresse, notamment liée à l’état de santé préoccupant du père du détenu. Les échanges, chargés d’émotion, ont permis de faire le point sur l’évolution du dossier tout en réaffirmant l’engagement des autorités sénégalaises en matière de protection consulaire.
Patrick Kabou a salué l’implication constante de la Commission nationale des Droits de l’Homme, soulignant son rôle actif depuis l’arrestation des supporters. L’institution s’est notamment distinguée par son plaidoyer en faveur de meilleures conditions de détention et du respect des garanties d’un procès équitable.
De son côté, la présidente de la CNDH, Amsatou Sow Sidibé, a multiplié les initiatives sur le plan diplomatique. Elle s’est entretenue avec Amina Bouayach, à la tête du Conseil national des droits de l’Homme du Maroc, afin de faire avancer le dossier. Dans la même dynamique, elle a également été reçue par l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies, qui s’est engagé à porter la situation au plus haut niveau.
Au-delà de l’assistance juridique, cette tournée traduit une approche globale combinant action diplomatique, soutien social et plaidoyer institutionnel. Elle illustre la volonté des autorités et des acteurs engagés de garantir la protection des citoyens sénégalais à l’étranger, tout en veillant au respect de leurs droits fondamentaux.
À travers cette initiative, la Commission nationale des Droits de l’Homme réaffirme son rôle de vigie et adresse un message clair : aucun citoyen ne sera laissé sans accompagnement, quelles que soient les circonstances.
EL IBRAHIMA FAYE

