La Rabat n’a pas infléchi sa position. La cour d’appel a confirmé les peines prononcées en première instance contre les 18 supporters sénégalais interpellés après les incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025.
Jugés en appel depuis lundi, les prévenus écopent de peines allant de trois mois à un an de prison ferme pour des faits qualifiés de « hooliganisme ». Cette décision valide le jugement rendu le 19 février, malgré les réquisitions du parquet qui avait demandé un durcissement des sanctions jusqu’à deux ans d’emprisonnement.
Trois libérations imminentes
Parmi les condamnés, trois supporters — Abdoulaye Dieng, Ibrahima Diop et Aziz Wade — devraient retrouver la liberté dès ce samedi, après avoir purgé leur peine de trois mois.
Une défense constante, sans preuves produites
Tout au long de la procédure, les 18 accusés ont rejeté les accusations de violences. Ils ont expliqué leur présence sur la pelouse par un mouvement de panique, évoquant des jets de projectiles et des scènes de confusion, plutôt qu’une intention de troubler l’ordre public ou de contester les décisions arbitrales.
Fait marquant dans ce dossier : le ministère public, qui avait initialement évoqué l’existence d’éléments de preuve, notamment des images vidéo, n’a finalement produit aucun support matériel lors de l’audience. Une absence qui n’a cependant pas pesé sur la décision de la cour.
Une décision qui interroge
Dans un contexte déjà tendu autour de cette finale de la CAN 2025, ce verdict risque d’alimenter les débats. Entre fermeté judiciaire et interrogations sur les conditions du procès, l’affaire des supporters sénégalais continue de susciter de vives réactions, aussi bien au Sénégal qu’au Maroc.
EL IBRAHIMA FAYE

