Le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre, acté par décret présidentiel, a provoqué une onde de choc au sein du parti PASTEF ainsi que parmi les observateurs avertis. Ce dénouement est d’autant plus marquant que l’on se rappelle les circonstances historiques et l’union qui ont porté le tandem Diomaye-Sonko au pouvoir.
De nombreux détracteurs ont reproché à M. Sonko de ne pas adopter l’attitude conventionnelle et soumise qu’un chef de gouvernement est censé afficher devant le président qui l’a nommé. Cependant, cette grille de lecture est biaisée. Il ne faut pas percevoir Ousmane Sonko comme un simple Premier ministre nommé par décret, mais plutôt comme le véritable architecte du projet politique qu’il a été chargé d’exécuter. Le décret présidentiel n’a fait que formaliser cette réalité de fait. [1]
Le Sénégal s’est retrouvé avec un chef de gouvernement qui était le principal concepteur du programme au cœur de la mandature. Cette configuration unique aurait dû être saluée et soutenue, plutôt que de générer des frustrations au sommet de l’exécutif. Porteur d’un projet de rupture, le Premier ministre portait une lourde obligation de réussite. Dès lors, le Président de la République aurait eu tout intérêt à lui accorder carte blanche, à le soutenir pleinement et à assumer conjointement leurs ambitions.
Au vu du prix politique payé par M. Sonko pour permettre l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême, le chef de l’État aurait dû être prêt à surmonter les éventuelles frustrations – réelles ou supposées – que les détracteurs du duo ont constamment cherché à attiser pour les fragiliser. Plutôt que de céder aux tensions, une alliance stratégique et solidaire aurait été la clé pour garantir la concrétisation de leur vision
En somme, mon engagement de longue date sur le terrain fait de moi un témoin privilégié des dynamiques de notre société. C’est précisément en tant qu’acteur social et économique ancré dans la réalité du quotidien que je m’exprime aujourd’hui. Pourtant, malgré mes nombreuses années d’ancienneté dans la vie active, c’est la toute première fois que je décide de prendre la parole pour une telle intervention. Cette démarche inédite traduit l’importance exceptionnelle que j’accorde à la situation actuelle et l’urgence d’y apporter des réponses concrètes. »
Bon courage à M. le premier ministre Ousmane Sonko. Bonnes chances à son excellence M. Diomaye Diahar Faye.
Allé diouf
Ingénieur Génie civil
Ingénieur Téléinformatique
Directeur du cabinet de contrôle te de conseil ssic

