Le Sénégal poursuit sa campagne diplomatique en faveur de la candidature du Général d’Armée aérienne (2S) Birame Diop à la présidence de la Commission de la CEDEAO pour le mandat 2026-2030. Dans ce cadre, le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a été reçu, vendredi 3 juillet 2026 à Praia, par le président de la République du Cabo Verde, José Maria Neves.
Cette rencontre s’inscrit dans la tournée engagée par la diplomatie sénégalaise auprès des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), afin de présenter officiellement la candidature de l’ancien ministre des Forces armées du Sénégal à la tête de l’institution régionale.
Au cours des échanges, les deux parties ont évoqué les relations de coopération entre Dakar et Praia, qualifiées d’excellentes par le ministère sénégalais des Affaires étrangères. Les discussions ont également porté sur plusieurs dossiers inscrits à l’agenda de la CEDEAO ainsi que sur les principaux défis régionaux et internationaux auxquels les deux pays sont confrontés.
Selon une note du ministère rendue publique samedi, le président José Maria Neves s’est félicité de voir le Sénégal briguer la présidence de la Commission de la CEDEAO. Il a salué le parcours, l’expérience et les compétences du Général Birame Diop, avant de réaffirmer son soutien à cette candidature en vue du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous-régionale.
À travers cette démarche, les autorités sénégalaises cherchent à mobiliser un large consensus autour de leur candidat, dont le profil est présenté comme un atout pour conduire les réformes de la CEDEAO dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs en Afrique de l’Ouest.
La mission confiée à Cheikh Niang traduit la volonté de Dakar de renforcer sa présence diplomatique au sein de l’organisation régionale et de consolider son influence dans les instances de décision ouest-africaines.
Par EL IBRAHIM FAYE

