Lettre ouverte au Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko

Lettre ouverte au Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko

Kaolack, le 19 avril 2926

00h36mn

L’Heure de la Concorde :
Pour une République
réconciliée avec elle-même.

Au seuil de son destin, le Sénégal ne peut s’offrir le luxe de la dissonance. L’Histoire nous observe, le peuple nous écoute, l’avenir nous juge.

La dualité feutrée qui, au sommet de l’État, refuse de dire son nom, n’est ni une fatalité, ni une stratégie : elle est une blessure. Une blessure au pacte de confiance scellé dans les urnes, une blessure à l’espérance d’un peuple qui a choisi, d’un même élan, deux visages pour une seule volonté : refonder.

Le Président de la République, S.E.M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, M. Ousmane Sonko, ne sont pas deux pôles qui s’attirent ou se repoussent. Ils sont, par la grâce du suffrage, les deux hémisphères d’une même ambition nationale. L’un incarne la magistrature suprême, gardienne des institutions et de la continuité républicaine ; l’autre porte le souffle du Projet, l’énergie du changement, la promesse de la rupture méthodique. Dissocier ces légitimités, c’est amputer la République ; les opposer, c’est trahir le mandat.

Il n’est plus temps de gérer les susceptibilités, mais de gouverner les urgences. Le paysan de Kaolack, le pêcheur de Saint-Louis, la vendeuse de Sandaga, l’étudiant de Ziguinchor n’attendent ni la querelle des préséances, ni le concours des ego. Ils attendent l’eau, l’emploi, l’école, la justice, la dignité. Et ces droits ne se décrètent pas dans la cacophonie : ils se conquièrent dans la cohésion.

La solution est à portée de vertu

Clarifier sans humilier: Réaffirmer, solennellement, l’architecture institutionnelle. Le Président préside, il oriente, il arbitre. Le Premier ministre conduit la politique de la Nation, il exécute, il rend compte. Deux rôles, une partition. Nul amoindrissement, que de la complémentarité.

Institutionnaliser la concertation : Ériger le dialogue en méthode de gouvernement. Un conseil stratégique hebdomadaire, restreint, décisionnel, entre les deux têtes de l’Exécutif. Que plus rien de structurant ne se dise sans que l’autre ne l’ait entendu. La transparence entre eux est la première garantie de la sérénité pour tous.

Parler d’une seule voix au peuple : Bannir les interprètes autoproclamés, les communiqués parallèles, les silences équivoques. Quand le Sénégal parle, il doit entendre l’État, un et indivisible. La confiance se nourrit de cohérence.

Revenir aux vertus cardinales : La prudence dans la parole publique, la justice dans le partage des responsabilités, la force dans l’action commune, la tempérance dans l’exercice du pouvoir. C’est ce quadrilatère moral qui fonde le développement endogène – par la mobilisation de nos propres énergies – et exogène – par la crédibilité retrouvée auprès du monde.

Président Faye, Premier ministre Sonko, l’Histoire vous a réunis pour que vous ne soyez pas divisés. Le peuple ne vous a pas élus pour assister à un duel, mais pour conduire une dualité féconde vers l’unité. Soyez les démiurges de la concorde. Faites de votre tandem non pas une anomalie, mais une école. Non pas un problème, mais la prophylaxie contre l’instabilité.

Car un Sénégal qui doute au sommet est un Sénégal qui trébuche à la base. Un Sénégal uni au sommet est un Sénégal qui marche vers la lumière.

La cohésion n’est pas une option. Elle est votre devoir. Elle est notre salut

Moctar Laye Diagne Directeur d’école d’application à la retraite
Contact : 77 779 08 30

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