Contentieux dans le football: LA TÉLÉVISION COMME DERNIER RECOURS ?

Contentieux dans le football: LA TÉLÉVISION COMME DERNIER RECOURS ?

Pourquoi la FIFA ne prendrait-elle pas en compte le fait audiovisuel dans les jugements de match ? La télévision, comme la VAR, devrait mieux outiller la FIFA pour juger l’organisation et les comportements des officiels, joueurs, arbitres et autres. La télévision diffusée en mondovision est plus précise que n’importe quel jugement. L’assistance télé serait une solution concrète pour savoir ce qui se passe sur un terrain et à quel moment.

Le mérite de cette option serait de promouvoir l’équité tout en assurant le cours du jeu. En effet, pour que la technologie soit acceptée comme juge de paix, elle doit s’appliquer à tous, sans exception de statut. Si la télévision devient l’œil absolu du stade, elle ne doit pas seulement traquer les fautes des joueurs, mais aussi garantir l’exemplarité de ceux qui font respecter la loi.

L’intégration de l’audiovisuel pour juger les officiels apporterait plusieurs changements majeurs :

  1. La fin de l’impunité verbale
    Souvent, les tensions sur un terrain naissent de propos ou d’attitudes arrogantes de la part des officiels (arbitres, délégués ou quatrième arbitre). Actuellement, la parole de l’officiel prime sur celle du joueur. Avec une captation sonore et visuelle systématique, tout dérapage deviendrait une preuve matérielle, forçant une neutralité et un respect mutuel absolus.
  2. La notation en temps réel
    À l’instar des joueurs dont chaque statistique est analysée, les performances des arbitres pourraient être évaluées par une cellule d’observation audiovisuelle indépendante. Une erreur flagrante ou une mauvaise gestion humaine, confirmée par l’image, pourrait entraîner une suspension immédiate ou une rétrogradation, rendant le système de notation plus transparent pour les clubs et le public.
  3. L’équilibre des sanctions
    La gradation des sanctions doit être réciproque. Si un entraîneur risque une amende ou une perte de remplacement, un officiel reconnu coupable d’une erreur de jugement majeure (malgré l’accès à l’image) ou d’un comportement inapproprié devrait subir une sanction équivalente dans sa carrière professionnelle.

En mettant tout le monde sur le même piédestal face à l’image, on pose les jalons d’une véritable « démocratisation du jugement ». Le terrain ne serait plus une zone de pouvoir discrétionnaire, mais un espace de performance surveillé par la technologie au service de l’éthique.

Cela transformerait le football en un sport où l’autorité ne vient plus seulement du sifflet, mais de la justesse de la décision validée par l’image mondiale.

La FIFA devrait donc se pencher sur cet aspect du problème pour faire face aux risques qui gangrènent le fair-play et l’esprit du jeu. Si l’essentiel n’est plus simplement de participer, comme le souhaitait le baron de Coubertin, il doit être porté vers le respect des règles du jeu et du résultat du terrain.

Mamadou Kassé

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