Le 21 avril 2026 à 23h45, Véron Mosengo-Omba, ex-secrétaire général de la CAF, a déposé sa candidature à la présidence de la FECOFA. Il promet « transparence, intégrité, responsabilité ».
Le problème : il est Suisse. L’article 13 des statuts de la FECOFA exige d’être exclusivement Congolais. La double nationalité est un motif d’inéligibilité.
La presse évoque un « passe-droit ministériel » pour obtenir la nationalité congolaise en 48 heures. Un ancien dirigeant affirme qu’il touche toujours sa pension de retraite de l’État suisse. Le conflit d’intérêt saute aux yeux. SG de la CAF jusqu’en 2026, il passerait de contrôlé à contrôleur du foot congolais. Il fait l’objet d’une enquête du Ministère public fribourgeois pour malversations présumées à la CAF. Le scandale de la finale de la CAN est venu corser son dossier. Il s’est précipité pour démissionner de la CAF.
3 violations en une candidature selon le jargon ONU :
- Conflit d’intérêt : CAF → FECOFA.
- Trafic d’influence : décret express + « candidat du président ».
- Blanchiment de réputation : quitter la CAF sous enquête, revenir se faire élire sur « intégrité ».
La méthode « ACDC » : anesthésier avec le dépôt de nuit. Capturer avec le narratif « 11 axes ». Décréter la nationalité. Consacrer en devenant « favori ».
Si le CONOR valide sans preuve de renonciation effective à la nationalité suisse et sans clôture de l’enquête, c’est de la prédation fédérale. La FIFA, qui a mis la FECOFA sous tutelle depuis Omari, doit appliquer son Code d’éthique, art. 27.
Enjeu du 20 mai : si Mosengo passe, les sponsors fuiront. S’il est bloqué, crise mais signal fort.
Le vrai juge : les 26 ligues provinciales. Un président inéligible ne dirigera qu’un championnat vide.
Quand on taille la loi pour un homme, on tue la loi pour tous les autres. Le foot devient une monarchie.
MAMADOU KASSE

