Pacte de stabilité sociale : 87 engagements sur trois ans pour refonder le dialogue social

Pacte de stabilité sociale : 87 engagements sur trois ans pour refonder le dialogue social

Le gouvernement sénégalais entre dans une phase d’exécution concrète de son pacte de stabilité sociale. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a détaillé l’architecture des engagements pris en concertation avec les syndicats et le patronat.

Au total, 87 engagements ont été recensés, couvrant un large spectre de secteurs : environnement du travail, politique économique et sociale, éducation, enseignement supérieur, santé, collectivités territoriales, culture, transport et fonctionnement de l’administration publique. L’ambition est d’améliorer durablement les conditions de vie et de travail, tout en consolidant la paix sociale.

Structuré sur un horizon de trois ans, le plan est déjà entré dans sa phase active. « Nous sommes aujourd’hui à un an d’exécution, il nous reste donc deux années pour honorer l’ensemble des engagements », a précisé Olivier Boucal. Le dispositif repose sur 50 activités opérationnelles, chacune assortie d’un calendrier, d’un budget et de responsabilités clairement définies.

Dialogue social et protection des travailleurs au cœur des priorités

Parmi les axes majeurs figure le renforcement du dialogue social, considéré comme un levier central de stabilité. Des réformes sont également prévues dans le droit du travail et la sécurité sociale, avec un accent particulier sur l’extension de la protection sociale.

Le gouvernement cible notamment les travailleurs du secteur informel, qui représentent plus de 80 % de la population active et restent en grande partie exclus des dispositifs de couverture. L’objectif est d’élargir l’accès aux mécanismes de protection à l’ensemble des actifs, indépendamment de la nature de leurs revenus.

Modernisation de l’action publique

Au-delà des questions sociales, le pacte intègre des mesures visant à améliorer la qualité des services publics. Il s’agit de moderniser l’administration et de mieux répondre aux attentes des citoyens, dans une logique d’efficacité et de performance.

Selon Olivier Boucal, ce programme repose sur une démarche inclusive et rigoureuse, impliquant l’ensemble des parties prenantes. Une approche qu’il qualifie de « professionnelle », destinée à garantir un suivi efficace et une mise en œuvre réelle des engagements pris.

À travers ce pacte, l’État sénégalais cherche ainsi à poser les bases d’un climat social apaisé, condition essentielle à la stabilité économique et au développement du pays.

EL IBRAHIMA FAYE

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