1. Le contexte de ce Sénégal/ Pérou était pour le moins électrique avec l’agitation stérile d’un couple CAF/ Lekjaa du Maroc qui devrait désormais adopter le profil bas au regard de la grosse production des véritables champions d’Afrique sur le terrain qui n’ont rien à voir avec des vainqueurs déclarés de la CAN sur tapis vert sans âme hier devant l’Equateur.
Le Sénégal sans Sadio Mané, Ilimane Ndiaye et Koulibaly reste avant tout un état d’esprit. Clairement.
Pape Thiaw a compris que le football repose avant tout sur de solides fondamentaux. Résultat, même en l’absence de 3, 4 ou 5 cadres, le bloc parvient à réciter ses gammes dans une parfaite symphonie.
Sans forcer son talent outre mesure dans le cas d’espèce.
2. Les Grosses satisfactions…
Les Lions ont été tous bons dans l’approche de ce match particulier. Le collectif était encore au point avec une gestion efficace et efficiente des temps forts. Mais il faudrait également procéder à une certaine discrimination positive pour mettre en lumière le talent de la pépite Ibrahima Mbaye. Sur le but de Jackson, les puristes ont dû apprécier la vitesse, la percussion et la vista du prodige parisien. Le centre bien dosé de Mbaye, un amour de passe- décisive pour l’attaquant du Bayern, achève d’en faire un profil exceptionnel sur le front de l’attaque. De quoi magnifier la sagesse de Pape Thiaw d’avoir lancé Ibrahima Mbaye pour lui accorder du temps de jeu et lui faire gagner de la confiance.
À confondre dans les mêmes éloges, Ismaila Sarr excellent dans la gestion de la profondeur, Gana Guèye, capitaine- métronome du milieu mais aussi Krépin Diatta plus que jamais Essamaye au cœur de Lion, Lamine Camara, rayonnant et Jackson à un degré moindre pour son travail de harcèlement, son altruisme et ses qualités de renard de surface.
Mais, faudrait-il le rappeler, tout le groupe est à féliciter surtout qu’on a constaté un axe central Niakhaté – Mamadou Sarr rassurant et un Mory Diaw en état de grâce lorsque l’attaque péruvienne a tenté de le mettre en difficulté.
3 – Quid de l’adversaire ?
Le Pérou, un sparring-partner valeureux qui nous a donné du fil à retordre pour le beau jeu produit sur la pelouse du stade de France. Un jeu séduisant qui rappelle bigrement le système « El Toque » des Colombiens de Francisco Maturana avec à l’époque Carlos Valderama à la baguette. Un jeu court fait de passes courtes et rapides de nature à déstabiliser le bloc adverse.
Et puis, ces Péruviens ont beaucoup gêné les Lions dans les sorties de balle.
In fine, une bonne idée d’avoir rencontré ces Sud-Americains. Une revue d’effectif intéressante à quelques jours d’un épique Sénégal/ Gambie prévu au stade Me Abdoulaye Wade

