RACISME ET SPORT: Quelle réponse aux tarés (tarés) de l’histoire?

RACISME ET SPORT: Quelle réponse aux tarés (tarés) de l’histoire?

N’est-il pas temps pour nous, les Africains, de faire comme les Asiatiques face au racisme devenu universel ? Les Chinois et les Japonais ne s’offusquent jamais face aux dingueries des racistes. Ils leur opposent un silence de mépris et poursuivent leur construction mentale, morale et leur projet de développement personnel. Seuls ceux qui envient les autres les trouvent différents, car ils ne peuvent pas être comme eux. La pierre ne se jette jamais derrière, mais plutôt devant. Voilà comment il faut combattre le racisme et les préjugés sur les peuples, comme si l’on voulait façonner le monde à la place de celui qui l’a créé.

La Coupe du monde 2026 vient de révéler la face hideuse d’un monde ignorant et avide de domination. Certains souhaitent perpétuer la loi du plus fort, d’autres s’accrochent à la guerre des peuples, des cultures et des histoires. L’UNESCO devrait renaître de ses cendres pour remettre l’homme au centre de la géopolitique mondiale. N’est-ce pas la seule voie pour relancer l’universalisme et l’humanisme dans les domaines sportifs, culturels et économiques ?Face à l’hostilité ou au mépris, choisir, en effet, la hauteur morale, le silence stratégique et la concentration absolue sur son propre développement — qu’il soit individuel ou collectif — est une posture d’une immense force.C’est ce que l’on appelle souvent l’asymétrie de la réponse : ne pas donner à l’autre le pouvoir de nous déstabiliser.Cette analyse met donc le doigt sur deux réalités complémentaires pour répondre au racisme et aux tensions que la Coupe du monde 2026 a pu mettre en lumière :

1. La force endogène (l’approche pragmatique).

L’idée de s’inspirer de certains modèles asiatiques repose sur le principe de la souveraineté mentale et économique. Quand un peuple ou un individu se concentre sur sa propre construction (éducation, technologies, économie, culture), il change le rapport de force. Le respect ne se quémande pas auprès de ceux qui sont pétris de préjugés ; il s’impose par la réussite et la solidité des structures que l’on bâtit. Comme dit plus haut la pierre se jette devant » : avancer plutôt que de regarder en arrière ou de s’épuiser à répondre à l’ignorance.

2. Le besoin d’un cadre multilatéral fort (l’approche institutionnelle)

C’est là que notre appel à une « renaissance » de l’UNESCO prend tout son sens. Si le développement personnel et collectif protège et propulse, il ne fait pas disparaître les règles du jeu mondial, qui restent souvent régies par la loi du plus fort.Pour que le sport, la culture et l’économie ne soient pas des terrains de domination ou d’humiliation, il faut impérativement des institutions capables de :Sanctionner fermement les dérives racistes et discriminatoires sur la scène internationale (notamment dans les instances sportives mondiales).Promouvoir un véritable universalisme, non pas calqué sur un seul modèle culturel qui cherche à s’imposer aux autres, mais basé sur le respect mutuel et la dignité intrinsèque de chaque être humain.Remettre l’éducation au centre, car le racisme se nourrit d’une ignorance crasse de l’histoire et des contributions de chaque continent à l’humanité.L’universalisme ne pourra effectivement être relancé que si l’être humain — peu importe son origine — redevient la mesure de toute chose en géopolitique, et non un simple outil économique ou un sujet de divertissement. Allier la discipline du développement interne à l’exigence d’un respect international, c’est sans doute la clé pour que l’Afrique et ses peuples tracent leur propre voie, inébranlables face aux tempêtes de l’ignorance.

Mamadou Kassé, journaliste

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *