La procédure de révision de la Constitution poursuit son cheminement institutionnel. Réunie ce samedi 20 juin 2026, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a pris acte de la réception de l’avis du président de la République relatif à la proposition de loi portant révision de la Constitution, ouvrant ainsi la voie à l’examen parlementaire du texte.
Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a informé les membres de la Conférence des présidents que l’avis du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a été transmis à l’institution le vendredi 19 juin 2026.
Cette formalité marque l’entrée officielle dans la seconde phase du processus législatif, consacrée à l’étude, à la discussion et à l’adoption éventuelle de la réforme constitutionnelle. La procédure est menée conformément aux dispositions de l’article 103 de la Constitution ainsi qu’à l’article 69 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Un calendrier parlementaire déjà fixé
Pour assurer la poursuite des travaux, la Conférence des présidents a arrêté un calendrier précis. L’examen du texte en commission est prévu le 24 juin 2026. Cette étape permettra aux députés d’analyser le contenu de la proposition de loi, d’entendre les éventuelles observations des parties concernées et de préparer le rapport qui sera soumis à l’Assemblée.
La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du projet de révision constitutionnelle se tiendra quant à elle le 29 juin 2026. Les parlementaires seront alors appelés à se prononcer sur l’un des textes institutionnels les plus importants de la législature.
Une étape décisive du processus de réforme
L’ouverture de cette phase parlementaire constitue une étape majeure dans la procédure de révision de la Loi fondamentale. Après la transmission de l’avis présidentiel, le débat se déplace désormais au sein de l’hémicycle, où les députés devront examiner les dispositions proposées et mesurer leur portée sur l’architecture institutionnelle du pays.
Les discussions à venir seront particulièrement suivies par les acteurs politiques et les observateurs de la vie publique, dans un contexte marqué par plusieurs réformes institutionnelles engagées depuis l’alternance de 2024.
À l’approche des travaux en commission puis de la plénière, l’attention se porte désormais sur le contenu de la révision et sur les positions que défendront les différents groupes parlementaires lors des débats. Le vote prévu le 29 juin pourrait ainsi constituer un moment important dans l’évolution du cadre constitutionnel sénégalais.
EL FAYE

