Avec la nouvelle configuration institutionnelle marquée par un rééquilibrage des pouvoirs entre l’Exécutif et le Législatif, une révolution est en train de s’opérer pour ceux qui dénonçaient un présidentialisme excessif dans nos pays. Par un coup de baguette magique, Pastef vient de changer, ou plutôt de rééquilibrer, le rapport de forces sans toucher véritablement à la Constitution.
Avec cette nouvelle Assemblée, les députés ont les coudées franches pour accomplir leur mission de veille sur les lois et de contrôle de leur application par l’administration et les ministres.
Le glaive de la sanction n’est plus symbolique. Il est réel, constitutionnel et immédiatement mobilisable.
Face à ce rapport de forces, une seule parade est désormais disponible pour l’Exécutif : ne pas toucher aux ressources publiques, respecter les conditions d’application de la déclaration de patrimoine et ne pas porter atteinte à l’argent du contribuable.
Pas un franc de trop. Pas un marché douteux. Pas un privilège indu. Pas de conflit d’intérêts.
La vertu n’est plus une simple option. C’est une obligation de survie politique. L’éthique n’est plus un discours. C’est la seule assurance contre la censure.
Conseil simple au pouvoir incarné par le camp présidentiel : administrez les ressources du pays de telle sorte que chaque centime utilisé soit justifié.
Gouverner, aujourd’hui, c’est d’abord être irréprochable.
Le camp de Diomaye est prévenu.
Le message adressé au Palais est simple :
Si vous gérez bien l’argent du peuple, l’Assemblée n’aura rien à vous reprocher.
Si vous dérapez, personne ne vous sauvera.
Gouverner en 2026, c’est être propre.
Mamadou Kassé

