La guerre du Moyen-Orient qui ébranle le monde et se dirige inévitablement vers une troisième guerre mondiale risque de plonger l’humanité dans le déluge. Plus que les deux premières guerres, celle que nous vivons aujourd’hui sera la plus destructrice du fait des armes de destruction massive utilisées et du niveau de haine entretenu. Cette guerre est à la fois hégémonique entre deux mondes que tout oppose : la pensée économique, l’option religieuse, l’orientation idéologique et la vision du monde. Tout. Presque tout les oppose, contrairement aux guerres précédentes. C’est ce qui fait sa complexité et la difficulté de sa solution. Pourquoi engager un tel conflit quand son issue est quasi incertaine, même si, par extraordinaire, une partie arrivait à l’emporter ? L’humanité a-t-elle, par son égoïsme, oublié ce que Dieu a créé de plus cher ? A-t-elle oublié que l’homme est une création divine pour assurer sa survie et sa rédemption sur terre ? Au moment où chrétiens et musulmans célèbrent un carême de communion et de repentir, voilà que des hommes et des femmes décident d’aller contre Sa volonté ? Quel sera Son décret face à ce sacrilège abject ?
Ce qui se passe dans cette partie du monde, qui est considérée comme le berceau des religions et le foyer de tous les prophètes, devrait interpeller toute l’humanité. Ceux qui ont lancé cette guerre sont-ils conscients des risques qu’ils font courir à l’humanité ?
En lançant cette bataille, les USA et Israël ont mis le monde en danger et créé les conditions de sa destruction car, derrière l’Iran et ses alliés immédiats, se profilent la Russie, la Chine et la Corée du Nord. D’où les incertitudes nées de cet engagement entre deux blocs qui, jusque-là, avaient entretenu la guerre froide et l’équilibre des forces.
Les armes de destruction massive étaient jusque-là des armes de dissuasion massive pour éviter toute confrontation directe. Mais voilà qu’à force de menaces inutiles, on finit par s’affronter sur un terrain qui est loin d’être neutre, comme au Venezuela et ailleurs. Dans l’histoire de l’humanité, le Moyen-Orient a toujours été un champ de conflits plus ou moins étouffés dans des proportions territoriales acceptables. Il faut donc se rendre à l’évidence car cette zone est perçue comme le centre du monde et l’endroit où se détermine son avenir. D’où la nécessité d’engager un cessez-le-feu et un dialogue susceptibles de conduire à un modus vivendi accepté par tous. La terre est suffisamment vaste pour accueillir toute l’humanité. Pourquoi l’exposer à une destruction certaine ?
Appel à l’éveil avant que le « déluge » ne devienne irréversible
Face au péril de l’autodestruction et à l’oubli du sacré, l’humanité traverse ainsi une crise sans précédent au Moyen-Orient, épicentre spirituel du monde. Ce conflit n’est plus une simple dispute territoriale, mais une confrontation hégémonique entre deux blocs (USA-Israël face à l’Iran et ses alliés).
Par son égoïsme et son orgueil, l’homme a oublié qu’il est une création divine destinée à la vie, et non un instrument de mort. Utiliser la science et la foi pour nourrir une haine systématique est le plus abject des sacrilèges.
La menace d’une Troisième Guerre mondiale n’est que le symptôme d’une triple faillite :
Spirituelle : l’instrumentalisation des religions pour justifier la violence, au mépris des temps de repentir (Carême, Ramadan).
Politique : la paralysie des instances internationales où le droit de veto sert de bouclier à l’injustice.
Matérielle : le détournement des ressources de la Terre (eau, énergie, technologie) vers une économie de guerre, alors que la créature souffre et que les pauvres sont délaissés.
La terre est suffisamment vaste pour accueillir toute l’humanité (bis repetita). La survie de l’espèce exige un changement radical de paradigme :
Le sursaut des peuples :
Une pression de la conscience collective pour désacraliser la guerre et rétablir la fraternité humaine au-delà des frontières idéologiques.
La conférence de la sagesse : un dialogue mondial incluant autorités politiques et guides spirituels pour placer l’éthique au-dessus de la stratégie.
La justice écologique et sociale : transformer les budgets militaires en investissements pour la vie, la préservation de la nature et la dignité de chaque individu.
Le décret de l’espérance
Le « décret » face au sacrilège ne doit pas être la destruction, mais la rédemption par la responsabilité. L’humanité doit choisir : soit le déluge né de son propre aveuglement, soit la paix née de la reconnaissance de sa finitude et de son origine divine.
Le Moyen-Orient ne doit plus être le champ de bataille des empires, mais le sanctuaire de la réconciliation. L’avenir du monde se joue dans notre capacité à voir en l’autre, non un ennemi à abattre, mais un frère à préserver.
Mamadou Kassé

