Transmission volontaire du VIH : quatre suspects interpellés à Keur Massar

Transmission volontaire du VIH : quatre suspects interpellés à Keur Massar

La Brigade de recherches de Keur Massar a procédé, le samedi 14 février 2026, à l’extraction d’un détenu de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, dans le cadre d’instructions judiciaires visant à approfondir une enquête le concernant. L’opération s’inscrit dans une procédure plus large portant sur des faits présumés de transmission volontaire du VIH, ainsi que d’autres infractions connexes.

Selon les éléments communiqués par les enquêteurs, les investigations ont permis de réunir des indices considérés comme probants, établissant l’implication du mis en cause dans les faits qui lui sont reprochés. Entendu par les gendarmes, l’intéressé a reconnu avoir entretenu, depuis 2021, des relations sexuelles non protégées avec plusieurs partenaires.

Une réquisition adressée au médecin-chef du Centre de santé de Keur Massar a, par ailleurs, confirmé sa séropositivité. Cette confirmation médicale constitue, selon les sources sécuritaires, un élément central dans le dossier judiciaire en cours.

Trois autres interpellations dans la foulée

Dans la continuité de l’enquête, les gendarmes ont procédé à l’interpellation de trois autres individus. Ils sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs, transmission volontaire du VIH/Sida, mise en danger de la vie d’autrui, blanchiment de capitaux et complicité d’offre ou de cession de drogue.

Selon les premières auditions, les personnes concernées ont déclaré être porteuses du VIH. Elles auraient également reconnu avoir eu des rapports sexuels non protégés avec plusieurs partenaires, selon les éléments recueillis par les enquêteurs.

Les services de la gendarmerie indiquent que les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées et de déterminer l’ampleur réelle des faits.

Une enquête encore en cours

À ce stade de la procédure, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué de bilan définitif ni précisé le nombre potentiel de victimes. Les enquêteurs privilégient la discrétion, dans un dossier jugé sensible, tant sur le plan sanitaire que judiciaire.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la santé publique et de la prévention du VIH reste un enjeu majeur. Les autorités appellent régulièrement à la responsabilité individuelle, au dépistage volontaire et à l’usage systématique des moyens de protection afin de limiter la propagation du virus.

Les suites judiciaires dépendront des résultats complets de l’enquête et des décisions du parquet compétent. En attendant, les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités et mesurer l’étendue de ce dossier.

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