L’État du Sénégal engage une nouvelle séquence de mobilisation financière sur le marché des capitaux. Selon une source officielle, le gouvernement a lancé ce jeudi 26 février 2026 son premier Appel public à l’épargne (APE) de l’année, à travers une émission obligataire d’un montant cible de 200 milliards de FCFA.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie de gestion de la dette à moyen terme et dans le schéma de financement arrêté pour l’exercice budgétaire 2026. Elle est structurée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, mandatée par le Ministère des Finances et du Budget du Sénégal.
Un financement adossé à la Loi de finances 2026
La période de souscription est fixée du 26 février au 19 mars 2026. Les ressources mobilisées serviront à couvrir les besoins budgétaires inscrits dans la Loi de finances initiale 2026, conformément à l’autorisation parlementaire.
Au-delà du simple équilibre budgétaire, les fonds sont destinés à accompagner les priorités économiques et sociales définies dans l’agenda national de transformation, dans un contexte marqué par la nécessité de concilier soutenabilité de la dette et impératifs d’investissement public.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le Ministère des Finances et du Budget du Sénégal a officialisé le lancement de l’opération, appelant à une forte mobilisation des acteurs économiques.
Un levier pour dynamiser le marché financier
Cette émission obligataire ne répond pas uniquement à un besoin de trésorerie. Les autorités ambitionnent également de contribuer à l’approfondissement du marché financier sous-régional, en élargissant la base des investisseurs et en renforçant la participation des épargnants nationaux au financement de l’économie.
Dans cette perspective, l’État mise sur une adhésion large des investisseurs institutionnels, des partenaires financiers et du grand public, afin d’assurer le succès de cette levée de fonds. Présentée comme un instrument central du financement public en 2026, l’opération constitue un test de confiance pour le marché domestique, à l’heure où les États de la sous-région cherchent à diversifier leurs sources de financement et à réduire leur dépendance aux marchés extérieurs.
EL FAYE

