Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a officiellement lancé, mardi, l’opération nationale de visite technique obligatoire des 6 882 minicars interurbains de 12 à 19 places, communément appelés « Cheikhou Charifou ». Le coup d’envoi a été donné dans les centres de contrôle technique de Hann et de Diamniadio.
Démarrée le 3 mars, l’opération s’étendra jusqu’au 12 mai à minuit. Le ministre a été catégorique : aucune dérogation ne sera accordée aux retardataires. Tous les véhicules concernés devront se soumettre à une inspection approfondie.
Une réponse aux accidents récurrents
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par de nombreux accidents de la route impliquant ces minicars, souvent à l’origine de pertes en vies humaines. Selon Yankhoba Diémé, leur implication fréquente dans les sinistres justifie un renforcement drastique des contrôles afin d’assurer la sécurité des usagers.
Les véhicules déclarés conformes recevront un hologramme officiel attestant de leur aptitude à circuler. À l’inverse, tout minicar ne respectant pas les normes techniques sera immédiatement interdit de circulation. « Aucun véhicule non conforme ne pourra rouler sur le territoire », a martelé le ministre.
Des instructions fermes ont été transmises aux gouverneurs pour garantir l’application stricte de cette décision sur l’ensemble du territoire national.
Vers un contrôle semestriel obligatoire
Au-delà de cette campagne exceptionnelle, les autorités instaurent une nouvelle règle : les minicars interurbains devront désormais passer un contrôle technique tous les six mois dans leur région d’immatriculation.
À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne d’inscrire la sécurité routière dans une dynamique durable, en réduisant significativement les accidents liés au transport interurbain et en imposant une culture de conformité technique plus rigoureuse dans le secteur.
EL FAYE

