Le Premier ministre Ousmane Sonko et plusieurs membres du gouvernement ont répondu, ce mardi, aux interpellations des députés à l’Assemblée nationale du Sénégal, lors d’une séance consacrée aux questions d’actualité.
Au cœur des échanges : la situation dans les universités publiques. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a annoncé la réouverture du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) à compter de ce jeudi 26 février.
« Ce jeudi 26 février, le COUD sera ouvert », a déclaré le ministre, précisant que des instructions ont été données pour renforcer la sécurité dans les campus universitaires. Parmi les mesures annoncées figurent l’installation de détecteurs de fumée, de bouches d’incendie et de caméras de surveillance dans les résidences universitaires. Ces dispositions interviennent dans un climat marqué par des inquiétudes récurrentes sur les conditions de vie et la sécurité des étudiants.
Sur la question sensible des bourses, Daouda Ngom s’est montré catégorique : « L’État ne doit aucune bourse aux étudiants. » Selon lui, les tensions observées ces derniers mois trouvent leur origine dans un « chevauchement d’années académiques dont nous avons hérité ». Ce système, souvent qualifié de « rappels », ne serait « pas conforme à la réglementation », a-t-il affirmé.
Le ministre a rappelé le principe encadrant l’octroi des allocations : la bourse est exclusivement destinée aux étudiants régulièrement inscrits. « Un étudiant ne perçoit sa bourse que s’il est effectivement inscrit », a-t-il insisté, évoquant une volonté de clarifier les critères d’éligibilité et de mettre fin aux confusions liées aux paiements différés constatés ces dernières années.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les étudiants réclament davantage de lisibilité sur le calendrier académique et sur les modalités de versement des allocations, alors que la question sociale demeure au centre des préoccupations dans les universités publiques.
EL FAYE

