Le port de Bargny-Sendou sera officiellement remis à l’État du Sénégal d’ici la fin de l’année 2026. L’information a été rendue publique mercredi à l’issue d’une audience accordée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à Alexander Zalocosta, directeur financier de Senegal Minergy Port (SMP), l’entreprise chargée de piloter ce projet d’envergure.
La rencontre, tenue dans l’après-midi du 4 février au Palais de la République, a permis au représentant de SMP de présenter au chef de l’État un état des lieux détaillé de l’avancement des travaux. Les autorités se montrent confiantes quant au respect du calendrier annoncé pour cette infrastructure jugée stratégique.
Implanté à environ vingt kilomètres au sud de Dakar, le futur port ambitionne de s’imposer comme un hub majeur en Afrique de l’Ouest pour le traitement du vrac solide et liquide, incluant notamment minerais, phosphates, céréales et hydrocarbures. D’après la présidence sénégalaise, les installations devraient être pleinement opérationnelles avant la fin de l’année.
Au-delà de sa dimension logistique, ce projet vise à réduire la pression sur le Port autonome de Dakar et à accroître les capacités nationales de transport et de stockage, en particulier pour les filières énergétique et minière. Il s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des infrastructures maritimes et de renforcement de la souveraineté économique.
À terme, la mise en service du port de Bargny-Sendou devrait doter le Sénégal d’un outil performant, capable d’accompagner durablement la croissance et d’améliorer le positionnement du pays dans la compétition portuaire régionale.

