Ibrahim Mbaye, Cheikh Tidiane Sabaly, les prototypes de joueurs qui font la marque du Sénégal. Pour les observateurs de la CAN, plusieurs joueurs ont marqué de leurs empreintes le premier tour de la compétition. Certains ont imprimé une touche particulière par leur toucher de balle, leur technique de contrôle et de conduite de balle.D’autres, par leurs puissances physiques et athlétiques, en font de véritables boucliers pour leurs équipes. D’autres enfin ont fait étalage de leur force de frappe et de leurs capacités à tirer de loin et dans toutes les directions.
Dans ce lot de révélations de joueurs de talent se cachent des valeurs intrinsèques, des talents innés, des identités fortes.Ibrahim Mbaye et Cheikh Tidiane Sabaly, les éléments du banc sénégalais, incarnent une identité nationale par leur morphologie, leurs pointes de vitesse et leurs forces de pénétration dans les surfaces adverses.C’est sur ce registre de la vitesse et de la vivacité, de la résistance à l’impact physique, qu’ils s’imposent comme les nouveaux prototypes du footballeur sénégalais.
Ils complètent ainsi la panoplie assez variée de l’arsenal sénégalais, où certaines forces physiques et athlétiques comme Koulibaly, Seck et Diouf côtoient des techniciens comme Krépin, Gana, Lamine Camara et Pape Matar Sarr, Habib Diarra et Iliman Ndiaye, ou des attaquants dotés d’une bonne pointe de vitesse comme Sadio Mané, Habib Diallo, Ismaila Sarr, Nicolas Jackson. Les adaptations dont ils ont fait preuve dans les attaques placées comme dans les contres, dans les temps forts comme dans les temps faibles, prouvent qu’ils maîtrisent bien les conditions de jeu.Pape Thiaw, en chef d’orchestre, a, en effet, su faire de cette variété une belle mayonnaise, accomplissant ainsi une symphonie presque achevée. Pourvu que les fruits confirment la promesse des fleurs. Nous le souhaitons bien vivement pour la suite de la compétition.
Mamadou Kassé

