L’affaire des professeurs enrôlés en Guinée n’a pas fini de faire des vagues dans notre pays avec les multiples réactions enregistrées çà et là.
Ainsi dans un pamphlet incroyable, un certain Karl le Berlinois comme il se nomme, (L’anonymat ou plutôt le pseudonymat étant déjà une facette de lâcheté), a cru devoir déverser sa bile sur notre pays et son système de gestion de ses cadres universitaires.
En ma qualité de Vieux de la vieille aussi pour reprendre ses propres termes, quoique son avis peut-être respectable, je ne le partage pas du tout. Pour la bonne et simple raison que ce Karl le Berlinois est disqualifié pour avoir comme tant d’autres, fui le pays pour s’installer dans la douce Rhenanie et y vivre tranquille le reste de ses jours. Ce faisant, il est de la race des exilés économiques qui ont choisi de quitter leur pays pcq incapables de faire face aux défis du sous-développement et des pressions sociales de toutes sortes qu’ils auraient dû aider à relever. Sous ce rapport, ils sont de la même race que ces professeurs exilés en Guinée qui pour moi, ne sont ni plus ni moins que des CHASSEURS DE PRIMES. Une attitude exécrable pour un intellectuel patriote. Sous ce rapport et sans en tirer une quelconque gloriole, a la fin de ma formation d’ingénieur telecoms à L’INT de Paris,dans les années 90, j’avais reçu des propositions de recrutement de France Télécom que j’ai déclinées poliment pour choisir de revenir au pays. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Un intellectuel doit aimer son pays et y vivre avec tous les manquements qui y existent plutôt que de s’enfuir à la première difficulté et aller se calfeutrer là où l’herbe est plus verte. C’est juste du MERCENARIAT.
Ils sont totalement libres de leur option. Mais qu’ils nous épargnent leurs leçons à trois sous, de conduite républicaine. On est dans un état en voie de développement et pour cela on a besoin de tous nos gros cerveaux que nous avons formés à coups de millions du contribuable pour résorber nos gaps et faire avancer notre pays. Et cela ne pourra se faire qu’avec patriotisme et dévouement. Car personne ne viendra le faire à notre place. Si maintenant certains se trouvent des âmes de chercheurs d’or au point de trahir- n’ayons pas peur des mots- leur pays pour des revenus plus conséquents et des conditions de travail plus complètes grand bien leur fasse. Mais qu’ils nous épargnent leurs « leçons de choses » insipides pour noyer leur cupidité. On s’exile juste pour de l’argent et rien d’autre. Tout le reste est du verbiage. Le dernier mot? Ces exilés et fuyards des difficultés de la vie au Sénégal devraient au moins avoir l’honnêteté de rembourser jusqu’au dernier centime, les frais occasionnés par leur formation et payés dans les sous de la République qu’ils ont choisi de trahir. A défaut les contraindre par tout moyen legal à le faire…Et avoir la pudeur de se taire. On ne parle pas la bouche pleine Messieurs, digérez bien vos millions et laissez-nous patauger dans la gadoue du sous développement pour nous en sortir par nos moyens rudimentaires qui vous rebutent et vous révulsent tant.
Guimba Konate

