Avec la décision de la cour d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) retirant le titre à son vainqueur, deux mois après la finale, tout le pays est debout pour dénoncer la déliquescence de la gouvernance du football africain, marquée par une honteuse manipulation et une interprétation tendancieuse des règles d’une partie déjà terminée et des textes de la compétition.
Les juristes, les puristes ainsi que la presse sportive ont analysé les faits et le parcours de l’équipe du Sénégal. Ils ont non seulement démonté les arguments du forfait sur tapis vert, mais aussi validé sa victoire sur le rectangle vert, acquise en cette longue soirée du 18 janvier 2026. La célébration s’est prolongée jusqu’à la fin de soirée du 20 janvier par les plus hautes autorités du pays, en communion avec un peuple en transe, uni comme un seul homme pour magnifier les faits d’armes footballistiques de ses braves guerriers, de ses Lions affamés, vainqueurs de haute lutte de ce trophée continental, synonyme de deuxième étoile.
Nous le disons net : tous les observateurs avertis du football sont consternés par cette décision de la cour d’appel de la CAF. Elle dessert l’Afrique et écorche au passage sa crédibilité ainsi que le charme de notre Coupe d’Afrique, considérée comme une compétition sportive majeure.
Le Sénégal est en ordre de bataille pour exiger justice, équité et transparence dans la gouvernance du football continental. Fort de sa résilience à toute épreuve, démontrée dans les moments difficiles et tumultueux de son histoire, le Sénégal adopte une posture avant-gardiste.
Le Sénégal est sur la ligne de front pour lutter contre des décisions concoctées dans les salons feutrés. Avec toutes les autres nations, nous disons : plus jamais cette forfaiture mise en œuvre par des bureaucrates et autres dirigeants du football, empêtrés dans des conflits d’intérêts et des manipulations aux antipodes de l’intérêt du football africain.
Le résultat attendu du Tribunal arbitral du sport (TAS) engendrera une révolution dans la gouvernance du football africain.
Une pétition internationale pour la dissolution immédiate de la CAF et la réforme de ses instances, forte de plus de 150 mille signatures, y compris la mienne, est en circulation. C’est plus qu’un symbole de dénonciation de la mauvaise gouvernance. Oui, la CAF ne sera pas dissoute, mais avec ce coup de boutoir, les nations, à travers leurs fédérations respectives et tous ceux qui incarnent les valeurs universelles du sport, pèseront davantage dans le choix de ceux qui seront à la tête de la CAF. Ce sera un big-bang salvateur pour remettre le football africain à sa juste place.
Moustapha Niang
Ingénieur polytechnicien
Ouakam – Dakar
mniang20@gmail.com

