Le Principe sacré de la « vérité du terrain »

Le Principe sacré de la « vérité du terrain »

Le football ne peut survivre si les matchs gagnés dans le stade sont perdus dans les bureaux.Le 18 janvier 2026, le Sénégal a remporté la finale de la CAN 2025 sur le score de 1-0.Malgré une interruption temporaire due à un arbitrage contesté, la rencontre est allée à son terme. Le trophée a été remis, les médailles distribuées et le résultat homologué par l’arbitre central.Transformer une victoire nette en un forfait administratif (0-3) a posteriori constitue un précédent dangereux. C’est une atteinte directe à l’éthique sportive qui vide la compétition de son sens.

L’Incohérence juridique de la sanction

La décision de la Commission d’appel de la CAF souffre de failles majeures qui fragilisent sa crédibilité.

Interprétation abusive

L’article traitant de l’abandon de terrain vise une équipe refusant de terminer un match. Or, les Lions de la Téranga ont repris le jeu et terminé la rencontre. Il y a eu protestation, pas abandon.

Sanction disproportionnée

Retirer un titre continental pour un incident de jeu de 15 minutes, tout en ne prononçant pas la suspension automatique pour la CAN 2027 (prévue par les textes en cas de forfait réel), démontre une application « à la carte » du règlement.Un climat hostile et partisanLe droit au sport inclut le droit à la sécurité et à l’impartialité.

Pression sur les officiels

L’arbitrage de la finale a montré des signes manifestes de partialité, exacerbés par une pression locale étouffante.

Sort des supporters

Le football africain ne peut accepter que des supporters adverses soient persécutés ou emprisonnés. Ces événements créent un vice de forme global sur l’organisation du tournoi.L’Appel à une réforme institutionnelleCette crise n’est pas seulement sénégalaise, elle est africaine.

Elle pose la question de l’indépendance de la CAF vis-à-vis des puissances d’influence.Le Sénégal demande au Tribunal arbitral du sport (TAS) de rétablir le résultat initial du match.À la veille de la Coupe du monde, le football africain doit laver son honneur pour se présenter uni et crédible devant la scène internationale.

« Gagner sur le terrain, perdre par décret »

Le Sénégal ne réclame pas une faveur, mais la stricte application de la justice. Si le tapis vert remplace le gazon, c’est l’essence même du football qui meurt.

Mamadou Kassé

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