L’arbitre soudanais Mahmoud Ismail a été désigné pour diriger la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc. Mais il y a des inquiétudes quant à son niveau et à sa neutralité. Il est réputé pour sa sévérité, ayant distribué plus de 120 cartons jaunes et rouges en 40 matchs internationaux.Le Soudan ne joue pas de compétitions régulières en raison de la guerre, ce qui pourrait soulever des questions sur l’expérience de l’arbitre.Même si cet arbitre ne sera pas seul, on peut aussi s’interroger sur ses juges de touche et sur la VAR.
Deux options s’imposent à la veille du match : récuser cet arbitre et éventuellement ses assesseurs, ou rester vigilant sur ses comportements.Il faudra suivre le match de près pour voir comment l’arbitre gère la situation.Il reste que cet arbitre soudanais choisi pour la finale ne m’inspire pas confiance. Je peux certes me tromper sur sa moralité, mais son niveau ne me semble pas à la hauteur d’une CAN, et surtout d’une finale. J’espère que sa prestation viendra me démentir. Je suis très pessimiste vu la façon dont il a arbitré certains matchs de la CAN, avec des cartons à l’emporte-pièce.Son choix pourrait faire croire qu’au moindre geste, il va sortir le carton jaune ou rouge, et pas contre les Marocains. Suivons bien le match.Comment choisir, parmi les dizaines d’arbitres présents au Maroc, un qui n’officie pas dans un championnat régulier, le Soudan ne jouant pas de compétitions régulières à cause de la guerre ? Cela ne répond à aucune logique. Pourquoi un tel arbitre pour un match aussi important, suivi par des millions de personnes ? Est-ce faire honneur à l’Afrique ? Est-ce rendre service au football africain ?Il n’est pas outillé pour juger des joueurs professionnels, encore moins pour arbitrer une finale de la CAN.
La CAF veut-elle proposer le jackpot au Maroc pour services rendus ?Si c’est le cas, on comprend alors pourquoi la FSF a fait un communiqué de protestation sur les conditions d’accueil, d’hébergement et d’entraînement des Lions. Ce communiqué édifie sur les obstacles dressés sur la route des Lions.On se souvient d’un certain match Maroc-Sénégal sous le froid de Fés en 1975 et dans des conditions de jeu exécrables. On se souvient aussi de la réponse sénégalaise sous le chaud soleil de Kaolack. Comme quoi l’histoire se répète une première fois sous forme de comédie et une seconde fois sous forme de tragédie.Celle de Rabat ne passera pas, car les Sénégalais ne sont pas amnésiques. Une vigilance totale s’impose donc pour garantir l’intégrité physique et morale des joueurs.
Mamadou Kassé
Président de la plateforme Louis Camara pour le développement du football local

