« Langage de vérité » : Ahmadou Al Aminou Lo décrypte le sens politique du message présidentiel

« Langage de vérité » : Ahmadou Al Aminou Lo décrypte le sens politique du message présidentiel

Dimanche 4 janvier 2025, le ministre d’État auprès du Président de la République, Ahmadou Al Aminou Lo, est revenu en profondeur sur le message à la Nation du chef de l’État, prononcé le 31 décembre 2025. Une allocution qu’il inscrit sans détour dans la logique du « langage de vérité », pilier assumé de la gouvernance fondée sur les principes de jubb, jubbal et jubbanti.

Pour le ministre, le discours présidentiel rompt avec les postures de convenance. Il assume le passé, expose les contraintes du présent et trace une trajectoire exigeante pour l’avenir. « La responsabilité commence par la vérité avec son peuple », soutient-il, estimant que la reconstruction du lien de confiance entre l’État et les citoyens passe par un diagnostic sans fard de la situation nationale.

Ahmadou Al Aminou Lo insiste sur la charge symbolique des premiers mots du chef de l’État. Les notions de « densité », d’« exigence » et d’« efforts » ne relèvent pas du hasard : elles traduisent, selon lui, la gravité des défis économiques et la rigueur désormais imposée à l’action publique. Dans un contexte de fortes tensions sur les finances publiques, il souligne toutefois une constante : la résilience d’un pays qui a su « tenir » jusqu’au terme de l’année 2025.

Recourant à une métaphore maritime, le ministre rappelle qu’un cap clairement fixé résiste aux vents contraires. « Nous sommes arrivés à bon port par la grâce de Dieu, avec un peuple résilient », affirme-t-il, tout en avertissant que l’année 2026 sera celle des responsabilités partagées, où l’effort ne reposera plus uniquement sur l’État, mais sur l’ensemble du corps social.

Sur la question sensible de la dette et de la suspension du programme avec le FMI, Ahmadou Al Aminou Lo balaie toute lecture alarmiste. Il rejette l’idée d’une « année perdue » et replace l’action gouvernementale dans la logique séquentielle de l’Agenda Sénégal 2050. Trois temps structurent cette trajectoire : le redressement, l’impulsion et l’accélération.

Dans cette grille de lecture, l’année 2024 a été consacrée à un travail de vérité, marqué par un état des lieux rigoureux des finances publiques et par l’audit de la Cour des comptes, rendu nécessaire par les dérives héritées du passé. L’année 2025, explique-t-il, a constitué une phase charnière, dédiée à la structuration méthodique du redressement.

Cette étape s’est traduite par la conception et le lancement du programme économique « Jubbantikoom », piloté par la Primature. Un choix assumé de prudence et de méthode, visant à rompre avec l’improvisation et à poser les bases de réformes durables, même au prix d’un ralentissement temporaire.

Pour autant, souligne le ministre, le gouvernement n’a pas sacrifié l’impulsion sur l’autel du redressement. Des avancées ont été enregistrées, notamment dans les domaines du capital humain et de l’équité sociale, en cohérence avec l’axe 2 de l’Agenda Sénégal 2050, comme l’a rappelé le chef de l’État dans son allocution.

Enfin, Ahmadou Al Aminou Lo convoque la sagesse wolof pour résumer l’état d’esprit du moment : la patience finit toujours par être récompensée. Un message clair : le pouvoir assume l’effort, revendique la vérité et appelle à une persévérance collective pour engager durablement le Sénégal sur la voie du redressement

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