La mémoire n’est pas une punchline

La mémoire n’est pas une punchline

Le tweet de Nathalie Yamb affirmant que « le jour se rapproche où nous devrons demander pardon à Adolf » ne relève pas seulement de la provocation. Il illustre surtout un problème plus profond : l’instrumentalisation de l’histoire au service d’un discours politique.Personne ne nie la violence du passé colonial. Le débat sur les réparations est légitime. Mais mettre sur le même plan le colonialisme et le nazisme, en invoquant Adolf Hitler comme point de comparaison ultime, brouille dangereusement la mémoire.Car l’histoire africaine est aussi celle de la lutte contre le nazisme. Près de 1,5 million de soldats africains ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, dont des milliers de tirailleurs sénégalais. Leur sacrifice fait partie de notre mémoire.La critique du colonialisme est nécessaire.Mais quand la mémoire devient une punchline virale, elle perd sa rigueur… et affaiblit la cause qu’elle prétend défendre.Une cause juste gagne à rester précise, crédible et fidèle à l’histoire, pas à la simplifier.

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