Coupe du monde 2026: LE SYMBOLE D’UNE AFRIQUE VIVANTE ET VIBRANTE

Coupe du monde 2026: LE SYMBOLE D’UNE AFRIQUE VIVANTE ET VIBRANTE

Les qualifications pour la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, offrent une formidable opportunité à l’Afrique de prendre part au banquet du football mondial. Pour la première fois de son histoire, le continent va présenter une dizaine (9 ou 10) d’équipes sur le sol américain, montrant ainsi son dynamisme et sa vivacité dans un domaine où seul le travail permet de rattraper son retard.

Comme dans tous les domaines, le continent a toujours été à la périphérie du monde, le condamnant à rester les damnés de la terre, pour reprendre Franz Fanon.Les rares avancées enregistrées se situent dans le domaine sportif, avec les athlètes, les basketteurs et surtout les footballeurs, lesquels rivalisent avec les meilleurs du monde.Du fait de sa démocratisation et de son ouverture à tous les continents, le football nous offre une belle leçon de sa contribution au dialogue des cultures et des civilisations.En s’invitant de si belle manière au rendez-vous des meilleurs du monde, les équipes africaines participent à la construction de ce que le président-poète Léopold Sédar Senghor appelle la civilisation de l’universel.

Hasard de la compétition ou choix d’un destin tracé dans la trajectoire du football africain, la présence des 9 premiers qualifiés et d’un dixième en vue restera gravée dans la conscience collective de l’humanité. En effet, l’Afrique sera représentée à cette Coupe du monde qui se déroulera au Canada, au Mexique et aux États-Unis, par 4 équipes de l’Afrique du Nord, ou l’Afrique blanche (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte), 4 équipes de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Ghana), et 1 de l’Afrique australe (Afrique du Sud), et probablement 1 de l’Afrique centrale (RD Congo).Cette sélection des meilleures équipes africaines ne semble pas fortuite si l’on en juge par la valeur des joueurs qui les composent.

Mais ce qui frappe l’observateur, c’est que le monde va découvrir que l’Afrique n’est pas un bloc monolithique.Forte de son étendue (36 millions de km²), de ses 54 pays, de ses richesses inestimables, du dynamisme de sa jeunesse, de l’espoir qui anime ses populations malgré le retard dans les objectifs du développement, l’Afrique sera présente comme le continent de l’avenir, celui pour lequel le futur du monde va se conjuguer du fait de son attractivité et de son offre de richesses et de services.Ceux qui voyaient le continent en noir doivent désormais se convaincre de la diversité de sa population et de la variété de sa culture.Comme en témoigne, au demeurant, la présence dans ce lot d’un pays comme l’Afrique du Sud, une nation multicolore, arc-en-ciel, pluriethnique, avec toutes les composantes d’un monde de métissage.Voilà l’Afrique telle qu’elle se présentera sur le continent américain, avec ses cultures et ses valeurs, ses rythmes et ses couleurs, ses passions et ses pulsions.Le monde va découvrir cette Afrique en vie, non celle des catastrophes et des misères, non celle de la guerre et des ruines, mais celle de l’espoir et de l’avenir.

Mamadou Kassé

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