CAN 2025 : le Sénégal au sommet, une étoile arrachée dans la tempête de Rabat

CAN 2025 : le Sénégal au sommet, une étoile arrachée dans la tempête de Rabat

Le Sénégal a une nouvelle fois marqué l’histoire du football africain. Dimanche soir, dans l’antre du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de la Teranga ont renversé le Maroc, pays organisateur, pour s’adjuger la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une victoire étriquée mais immense (1-0), décrochée après prolongation, au terme d’une finale suffocante, chargée de tension et plombée par de lourdes controverses arbitrales.

Il aura fallu attendre la 94ᵉ minute pour voir le destin basculer. Sur une action parfaitement maîtrisée, Pape Gueye a surgi pour faire trembler les filets et faire exploser de joie tout un peuple. Ce but, libérateur, offre au Sénégal une deuxième étoile continentale et scelle un sacre arraché au forceps, dans un climat hostile.

Une finale électrique et polémique

Cette finale restera aussi dans les mémoires pour son scénario houleux. En toute fin de temps réglementaire, un but sénégalais est refusé dans la confusion, avant qu’un penalty ne soit sifflé en faveur du Maroc dans les ultimes secondes. Une décision vivement contestée, qui a entraîné de longues protestations et une interruption du jeu. Dans ce contexte brûlant, sous la pression d’un public acquis aux Lions de l’Atlas, les Sénégalais ont fait preuve d’un sang-froid remarquable pour ne pas céder.

Le Sénégal prend l’ascendant

Sur la pelouse, la formation dirigée par Pape Thiaw a progressivement imposé son rythme. Plus cohérents dans le jeu, plus précis techniquement et mieux organisés dans la projection offensive, les Lions ont été les plus entreprenants. Dès la première période, Pape Gueye s’est illustré sur corner, s’élevant au second poteau pour placer une tête puissante que Yassine Bounou détourne d’un réflexe exceptionnel.

Le portier marocain a ensuite multiplié les parades décisives. Lancé en profondeur par Jackson, Iliman Ndiaye s’est présenté seul face au but, mais Bono a encore jailli, détournant la frappe du bout du pied. À la pause, le Sénégal affichait déjà quatre tirs cadrés et plusieurs occasions nettes, porté par la vivacité de Ndiaye et l’influence constante de Sadio Mané sur le couloir gauche.

Une résistance marocaine courageuse

Solide et discipliné, le Maroc n’a jamais sombré. Redoutables sur coups de pied arrêtés, les Lions de l’Atlas sont passés tout près de l’ouverture du score lorsque Nayef Aguerd, à bout portant, a manqué le ballon de très peu sur corner. Hakimi, Saibari et Ezzalzouli ont tenté d’apporter de la vitesse et de la percussion, mais la charnière sénégalaise, articulée autour de Niakhaté et Mamadou Sarr, a fait preuve d’une grande rigueur.

À la mi-temps, le score nul traduisait l’intensité et l’équilibre de la rencontre, même si le Sénégal pouvait nourrir de sérieux regrets au vu de sa domination territoriale et de ses occasions manquées. Sans un Bounou impérial, l’issue aurait sans doute été tout autre.

Un sacre forgé dans la douleur

En prolongation, malgré la fatigue, la pression et les décisions contestées, les Lions de la Teranga ont puisé dans leur mental pour faire la différence. Le but de Pape Gueye est venu récompenser une équipe solidaire, courageuse et résolument tournée vers la victoire.

Ce succès consacre le Sénégal parmi les grandes puissances du football africain. Plus qu’un simple trophée, cette CAN 2025 restera comme celle de la résilience et du caractère, remportée face à l’adversité, dans un contexte hostile, et gravée à jamais dans la mémoire collective des supporters sénégalais.

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