Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a exprimé une nouvelle fois les réserves de Iran quant à la sincérité des États-Unis dans les négociations en cours entre les deux pays.
Selon lui, malgré « la bonne volonté » et les « propositions constructives » formulées par Téhéran lors du dernier cycle de discussions, Washington n’est pas parvenu à instaurer un climat de confiance. Une situation qu’il attribue notamment au passif conflictuel entre les deux nations, qui nourrit toujours un profond scepticisme du côté iranien.
« L’Iran s’est engagé dans ces négociations avec sérieux », a-t-il affirmé, tout en soulignant que les expériences issues des crises précédentes continuent de peser sur la perception iranienne des intentions américaines.
Le chef du Parlement a également révélé que la délégation iranienne avait soumis des « initiatives novatrices » durant les pourparlers, sans pour autant obtenir de réponse jugée satisfaisante de la part de l’autre partie.
Dans ce contexte, Mohammad Bagher Qalibaf estime que les États-Unis ont désormais une meilleure compréhension des lignes rouges de Téhéran, et qu’il leur revient désormais de démontrer leur capacité à restaurer la confiance.
Par ailleurs, il a insisté sur le rôle central de la « diplomatie de puissance », que l’Iran considère comme complémentaire à sa posture militaire. Selon lui, cette approche vise à garantir les droits nationaux tout en consolidant les acquis issus de ce qu’il a qualifié de « 40 jours de défense nationale ».
Enfin, le responsable iranien a salué le rôle du Pakistan, qualifié de « pays ami et frère », pour son accueil et son soutien dans ce contexte diplomatique tendu.
EL IBRAHIMA FAYE

