Je viens d’apprendre que la nouvelle responsable du GRC, Rebeka Haimbili (anciennement assistante de Damaseb, président du Comité de gouvernance de la CAF), était présente à la réunion très controversée de la Commission d’appel de la CAF.
En quelle qualité a-t-elle assisté et quel rôle, le cas échéant, a-t-elle joué dans ces travaux ?
Concernant la réunion du Comité d’appel relative à la finale de la CAN, il est important de préciser qu’elle s’est tenue en présentiel au Caire. Les cinq membres impliqués ont tous été sélectionnés directement par Cedrick, qui, fait notable, n’a pas assisté lui-même à la réunion, mais a délégué sa place à Rebeka Haimbili.
Qui est Rebeka Haimbili ?
C’est là que de sérieuses préoccupations apparaissent.
Haimbili est l’ancienne assistante du président du Comité de gouvernance de la CAF (Justus Damaseb – Namibie), proche alliée de Motsepe. Pourtant, sa fonction ne lui confère absolument aucun mandat pour participer aux travaux d’un organe juridictionnel, qui plus est une juridiction indépendante.
C’était le rôle de Yassin Robleh.
Il n’existe aucune explication crédible justifiant sa présence dans cette salle à la place d’une personne dûment désignée par Cedrick Aghey. Tirez-en vos propres conclusions.
Elle est également la même personne que ces individus ont fait venir de Namibie pour remplacer Hannan Nur et occupe désormais le poste de directrice du GRC.
Son rôle semble moins relever du contrôle que du confinement : gérer, plutôt que révéler, les défaillances de gouvernance au sein de la CAF.
À la CAF, Rebeka agit comme la gardienne des secrets (dysfonctionnements) pour Cedrick Aghey, veillant à ce que les problèmes de gouvernance, tant au sein de l’administration que des commissions, restent sous contrôle.
En réalité, elle demeure largement inconnue, avec très peu de visibilité sur son travail réel. Personne ne sait quel est son rôle à la CAF. Personne ne sait ce qu’elle fait.
Plus inquiétant encore, elle est la seule personne contrôlant l’accès au rapport d’audit indépendant réalisé par le cabinet d’audit externe, que Motsepe a même dissimulé au Comité exécutif de la CAF.
Le rapport est conservé sur des iPads appartenant à la CAF, et l’accès en est strictement limité à un petit groupe trié sur le volet, autorisé à le consulter uniquement sous la supervision de Rebeka et en présence de leurs avocats.
Ce processus soulève des questions évidentes quant à son indépendance. Il ne s’apparente en rien à un examen transparent ou impartial : il semble étroitement contrôlé et soigneusement orchestré par Cedrick Aghey.
L’abus de pouvoir se poursuit au sein de la CAF.
L’enquête internationale au sein de la CAF pour corruption, recommandée par la porte-parole du gouvernement sénégalais, doit être ouverte.
SIGNÉ NAHA

