LES TROIS PLANS DIABOLIQUES DU MAROC

LES TROIS PLANS DIABOLIQUES DU MAROC

Si l’on analyse à rebours le spectacle des matchs joués par le Maroc tout au long de la CAN, on arrive à la conclusion que le scénario était concocté d’avance. Au vu du spectacle offert, tout laisse croire que la mise en scène était parfaite. Sauf le dernier couac de la finale avec le penalty raté de Brahim Diaz.

L’arbitre, les assistants, le commissaire du match, les organisateurs, le staff de la CAF ont tous transgressé, à des échelles différentes, le règlement.

Le Maroc avait donc trois plans machiavéliques pour gagner cette CAN 2025.

Le premier plan consistait à influencer les matchs par un arbitrage partisan, ce qui a pour conséquence de frustrer et d’user moralement les adversaires. En décourageant ainsi les équipes adverses (voir tous les matchs), le Maroc s’offrait des faits de jeu pour gagner. Brahim Diaz s’est offert tous les caprices en restant dans l’impunité.

Le deuxième plan était de tout faire pour gagner sur le terrain avec, à la clé, des penalties imaginaires. Une victoire acquise sur le terrain est toujours plus valorisante pour les joueurs.

Le troisième plan consistait à tout faire pour gagner la finale par la neutralisation de l’adversaire avec des faits de jeu : fautes sifflées contre les Lions, agressions sur certains d’entre eux, provocations sur les plus jeunes identifiés pour leur inexpérience. Impunité totale pour les joueurs marocains et provocations sur le gardien sénégalais. Cela a fortement agacé les Lions, qui ne pouvaient pas continuer à subir. Ce sont des professionnels qui ne veulent pas voir ainsi ternie l’image du football.

Malgré tout, l’arbitre ne peut nier avoir mené le match à son terme. Il ne peut non plus dire que le Sénégal n’a pas gagné par 1 à 0. Il ne peut pas présenter les faits autrement sans faire une fausse déclaration, ce qui est condamnable.

Si, comme avancé, le commissaire du match lui a intimé l’ordre de poursuivre le match, c’est parce qu’il voulait faire tirer le penalty de la dernière minute pour permettre au Maroc de gagner sur le terrain. La certitude d’une victoire acquise sur le terrain s’offrait au scénario prévu à l’avance. Le Maroc se voyait champion d’Afrique et les tableaux d’affichage électroniques le signalaient en boucle.

Mais, pris de court par la tournure des événements, avec le penalty de la dernière minute raté par Brahim Diaz, ils ont dû recourir au plan B, à savoir gagner sur tapis vert.

Dans tous les cas, le Maroc est le principal commanditaire et le seul bénéficiaire. Les arbitres, les officiels de la CAF, le jury n’ont fait qu’exécuter une commande : « Je gagne ou je gagne », quitte à faire entorse aux lois du jeu et au gentleman agreement. Les Anglais, qui ont inventé le football, doivent être bouleversés par ce spectacle, eux qui maîtrisent bien les lois du jeu et connaissent la valeur du serment sportif.

Ce qui vient de se passer au Maroc est un cas d’école dans les annales du football mondial.

Le Guinness Book peut y puiser un exemple caricatural spécifique de ce qu’il ne faut pas faire en sport, en particulier dans le football, qui recommande de triompher dans l’humilité et de perdre dans la dignité.

Mamadou Kassé

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