Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé le 12 février 2026 un séminaire stratégique d’évaluation réunissant les gouverneurs de région, en présence du Premier ministre et de plusieurs membres du Gouvernement. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de refondation de l’action territoriale de l’État et marque une étape décisive dans la redéfinition des rapports entre le pouvoir central et les entités locales.
À l’issue des travaux, le Chef de l’État a salué la qualité des contributions produites par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que par les autorités administratives territoriales. Rapports d’exécution, recommandations stratégiques et projets structurants ont été présentés, traduisant, selon lui, une volonté affirmée de renforcer l’efficacité de l’action publique à l’échelle locale.
Plaçant le principe de subsidiarité au cœur de sa vision, le Président a insisté sur la nécessité d’une implication réelle et continue des autorités administratives, des services déconcentrés et des collectivités territoriales dans l’ensemble du cycle des politiques publiques : conception, mise en œuvre et évaluation. L’objectif affiché est clair : rapprocher l’État des citoyens et adapter les décisions aux réalités spécifiques des territoires.
Dans cette perspective, il a instruit le Premier ministre d’assurer une prise en charge effective des priorités régionales, en cohérence avec l’Agenda national de Transformation. Cette orientation suppose un meilleur arrimage des plans locaux aux grandes ambitions nationales, mais également une modernisation profonde de l’appareil administratif territorial. À cet effet, le Chef de l’État a appelé à l’élaboration d’une nouvelle doctrine de déconcentration destinée à clarifier les compétences, fluidifier la coordination institutionnelle et améliorer la performance des services publics.
Plusieurs secteurs jugés stratégiques ont été identifiés comme prioritaires. Il s’agit notamment de la gestion foncière et du développement urbain, de l’accès universel à l’eau potable et de la gouvernance de l’hydraulique rurale, de l’électrification des zones reculées et du désenclavement routier et numérique. Le Président a également mis l’accent sur la sécurisation et le renforcement des infrastructures sociales de base dans les zones frontalières, ainsi que sur le développement intégré de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et la maîtrise de l’exploitation forestière.
Dans le cadre plus large de la refondation de la présence territoriale de l’État, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur de veiller à l’exécution rigoureuse du Plan de modernisation de l’Administration territoriale. Cette réforme structurelle vise à doter les services déconcentrés de moyens humains, techniques et logistiques adaptés aux exigences contemporaines de gouvernance.
Autre annonce majeure : le lancement, dès 2026, d’un programme spécial de construction de bâtiments administratifs à l’intérieur du pays. Ce chantier ambitionne de renforcer la proximité des services publics, d’améliorer les conditions de travail des agents et d’accroître l’efficacité opérationnelle de l’administration territoriale.
Enfin, pour garantir un suivi permanent et mesurable de l’action publique, le Président a exigé la tenue régulière de conférences régionales d’évaluation. Une réunion interministérielle consacrée au suivi de l’action de l’État dans les régions devra également se tenir chaque semestre, instaurant ainsi une culture de redevabilité et d’évaluation continue.
À travers ces orientations, le Président Bassirou Diomaye Faye pose les jalons d’une gouvernance territoriale rénovée, fondée sur la responsabilisation des acteurs locaux, la cohérence stratégique et la recherche d’impact concret au bénéfice des populations.
EL FAYE

