TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE.

TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE.

Pris en flagrant délit de pratiques antisportives tout au long de la CAN 2025, tant sur le plan de l’organisation que de la participation, le Maroc veut donner mauvaise conscience à l’opinion internationale en se présentant comme la victime. En voulant piéger l’Afrique et le monde par une affiche faisant la promotion du football, dans son art comme dans ses principes, ce pays semblait parti pour être l’épicentre du football mondial.

La FIFA et la CAF l’y ont aidé en prenant fait et cause pour leur hôte du jour. Les images parlent d’elles-mêmes et prouvent, s’il en était encore besoin, une complicité entre les autorités marocaines, administratives comme techniques, et les instances du football africain et mondial.
C’est dire que la posture de Gianni Infantino (FIFA) et de Motsepe (CAF) n’était pas tout simplement protocolaire et diplomatique. Elle était bien plus. Elle avait des relents de complicité, voire de connivence, face à une Afrique qui voulait faire de cette CAN une fête pour le football africain en prélude à la Coupe du monde 2026.

Le Maroc devait servir de grande parade vers l’Amérique, le Canada et le Mexique en juin 2026 et dérouler le tapis rouge aux responsables du football mondial. Hélas, tout s’est effondré comme un château de sable, révélant ainsi les limites du football mondial quand l’esprit et la lettre sont transgressés et dévoyés.
Le piège s’est refermé sur eux, les condamnant à devoir s’expliquer sur leur forfait.

La stratégie d’exploitation de ce contexte favorable et de récupération d’un scénario concocté pour la CAN est battue en brèche par le fait que toutes les péripéties de cet événement sont suivies en mondiovision. Rien n’a échappé à l’œil des caméras, de la presse et des réseaux sociaux. Dans les bureaux, les salons feutrés des hôtels et des stades, comme sur les terrains, tout a été fixé de manière définitive dans la mémoire collective. Plus rien ne pourra l’effacer, car même les enfants qui ont pleuré devant de telles scènes ne pourraient oublier ce qui s’est passé lors de cette CAN. Ce qui vient de se passer au Maroc et non exclusivement à Rabat, ne doit pas passer par perte et profit sur l’histoire du football. Il ne s’agit pas d’un epiphenomene à inscrire dans les soubressauts de la compétition. Il s’agit d’un fait historique gravé de façon indélébile sur le socle de ce sport mondial. C’est en cela qu’on évoque la triste leçon de Rabat comme le contre exemple de ce qu’il faut faire quand on veut utiliser le football comme instrument de propagande et non comme outil de promotion du dialogue entre les peuples.

Mamadou Kassé

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