Finale rêvée par la plupart des spectateurs et des observateurs de la CAN, le face-à-face Maroc–Sénégal est attendu comme l’apothéose du football africain et sans doute le viatique pour une Coupe du monde où dix ténors du continent sont attendus.Prélude à ce grand rendez-vous mondial, la finale de la CAN sera scrutée à la loupe, analysée, appréciée positivement ou négativement par la communauté internationale. Sous ce rapport, cette finale ne sera pas comme les autres.
Elle sera le parachèvement du regard qui sera définitivement posé sur le football africain.Il va sans dire que dans ce face-à-face, les joueurs vont livrer leur partition comme ils l’ont fait depuis le début de la compétition, dans le fair-play, l’esprit chevaleresque et le respect mutuel.Mais en sera-t-il de même du côté des arbitres ? Rien n’est moins sûr au vu de ce que nous avons vu depuis le début de la CAN. Si les joueurs, leurs encadrements et leurs supporters ont pu se retenir malgré les grossières erreurs d’arbitrage, c’est parce qu’ils font valoir l’amitié et la fraternité entre les peuples africains.Que d’erreurs d’arbitrage, malgré une VAR annoncée comme la solution mais hélas utilisée pour tordre le cou à toutes les lois du jeu. La fête du football africain ne méritait pas un tel traitement de la part des officiels de la CAF.
Les témoins de l’histoire du football non plus.La plupart des arbitres sélectionnés n’ont pas honoré le sifflet et les pays qu’ils représentent.À quelques exceptions près, ils sont allés à contre-courant du jeu et des attentes du public. Pourquoi cette défaillance, non pas simplement systématique mais plutôt systémique ?On a tous remarqué des faits que le football réprouve : des actes d’anti-jeu, des manœuvres dilatoires, des jeux d’influence, de diabolisation et d’intimidation sur un arbitre, des poussettes, des tirages de maillots, des obstructions et des charges délibérées contre des joueurs.On a été témoins de fautes non sifflées, de bousculades non signalées et de décisions qui ont fini de gâcher le résultat. Beaucoup d’équipes en sont victimes, de même que des cartons jaunes et rouges distribués sélectivement, comme si la réglementation devait s’appliquer pour certains et non pour d’autres.Je me garderai de citer des matchs et des arbitres, mais ils se reconnaîtront devant l’histoire. Les observateurs seront assez outillés pour retracer les faits et gestes.
À la veille de la finale, ces observations valent des avertissements en direction des arbitres et de la CAF, qui doit assumer pleinement ses responsabilités pour éviter de faire de cette fête du football des moments de confrontation entre des supporters et des pays frères.Le sifflet doit donc tourner pour tout le monde et aucune influence ne doit s’exercer sur un juge, à moins que la justice du terrain ne soit pas celle de la vérité. Le football doit prévaloir dans toutes ses valeurs et le respect des lois du jeu être un exercice de validation des actes posés.
Mamadou Kassé

