Le match Sénégal-Égypte du mercredi 14 janvier sera une partie d’opposition de styles, de systèmes et de stratégies. Il sera, à l’image de ses prédécesseurs, un match où les dispositions tactiques de base pourraient évoluer en fonction des variations de l’adversaire. Cette opposition ne sera donc pas circonscrite à une constante, mais plutôt à plusieurs variables. Le Sénégal doit s’y préparer compte tenu de la connaissance de l’adversaire.
En effet, depuis Le Caire 86 et la belle victoire des Lions de retour à la compétition continentale, les Lions se sont toujours mis au travers des Pharaons dans les duels qui les opposent.Les contres égyptiens se développent sur les francs. L’interception et le marquage individuel pour contrer les ailiers peuvent être, par conséquent, la clé du match. Le Sénégal, qui développe une attaque placée, se doit en même temps de surveiller ses arrières.
Mais il peut arriver que les Égyptiens changent de système en misant sur le pressing sur le porteur du ballon et ses éventuels assesseurs. Dans ce cas, la bataille du milieu sera déterminante, de même que les duels physiques auxquels les Égyptiens ne nous sont pourtant pas habitués. Mais, avec leur coach Hamed Hassan, on ne sait jamais.
Il joue sur l’effet surprise et les balles perdues. Il sait utiliser les balles anodines, les touches et autres faits de jeu pour jouer la surprise, surtout sur les balles arrêtées. Là aussi, la vigilance s’impose pour ne laisser aucune faille à l’adversaire.L’Égypte est une équipe joueuse et astucieuse qui mise sur les détails. Le Sénégal doit donc jouer sur ses atouts, à savoir vivacité, vélocité, mobilité permanente et capacité à jouer dans les espaces. Ils partagent avec leurs adversaires la faculté de mener des contres à deux ou trois joueurs. C’est dire que la rencontre du mercredi 14 sera un moment phare du football africain. Pourvu que l’arbitre gabonais et ses collègues de la VAR soient à la hauteur.
Mamadou Kasse

