La Ligue Démocratique (LD) est montée au créneau ce dimanche pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« enlèvement » du président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, et de son épouse. Dans un communiqué rendu public à Dakar, l’organisation politique sénégalaise impute la responsabilité de cet acte au régime de l’ancien président américain Donald Trump, y voyant une violation grave du droit international et une atteinte directe à la souveraineté d’un État.
Selon la LD, l’acte dénoncé dépasse le cadre d’un simple incident diplomatique et s’apparente à un coup de force prémédité contre des institutions issues de la volonté populaire. L’organisation estime qu’aucune justification idéologique, géopolitique ou stratégique ne saurait légitimer de telles pratiques, qu’elle juge contraires aux principes fondamentaux régissant les relations internationales.
Une remise en cause des normes internationales
Dans son communiqué, la Ligue Démocratique insiste sur le caractère dangereux de ce qu’elle décrit comme une banalisation de la loi du plus fort. Elle rappelle que le respect de la souveraineté des États, l’intangibilité des institutions nationales et la primauté du droit constituent les piliers de la coexistence pacifique entre les nations.
« Nul État, aussi puissant soit-il, n’a le droit de se substituer aux peuples ou de décider du sort de dirigeants légitimement établis », soutient la LD, qui met en garde contre les conséquences historiques de telles pratiques. Selon elle, ces interventions forcées ont souvent conduit au chaos, à la radicalisation politique et à l’affaiblissement durable des normes internationales, plutôt qu’à la stabilité ou à la démocratie.
Appel à la communauté internationale
Fidèle à son engagement en faveur de la justice et de la souveraineté des peuples, la Ligue Démocratique interpelle la communauté internationale. Elle appelle notamment les Nations unies, l’Union africaine, la CELAC ainsi que l’ensemble des forces attachées à la paix et au droit à « assumer pleinement leurs responsabilités historiques ».
L’organisation politique exhorte également à une mobilisation morale et politique contre ce qu’elle décrit comme des pratiques impériales menaçant l’équilibre du monde et la sécurité collective.
En conclusion, la LD réaffirme que la démocratie ne peut être imposée par la contrainte, les enlèvements ou les ingérences, mais qu’elle se construit dans le respect des peuples et du droit international. « Face à la montée inquiétante de la loi de la force, le silence serait une complicité », avertit-elle, affirmant refuser toute forme de passivité.

