Recrutement à l’étranger : Aldiouma Sow dédramatise et défend la mobilité des universitaires sénégalais

Recrutement à l’étranger : Aldiouma Sow dédramatise et défend la mobilité des universitaires sénégalais

Alors que l’État annonce l’intégration prochaine de près de 500 enseignants-chercheurs dans les universités publiques, la question du recrutement de cadres universitaires sénégalais par des établissements de la sous-région alimente le débat. Ministre conseiller du président de la République, Aldiouma Sow a choisi de couper court à toute polémique.

Pour lui, il n’y a ni contradiction ni alerte rouge. La mobilité académique, soutient-il, fait partie du fonctionnement normal de l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale. « Tant que cela ne devient pas une fuite des cerveaux, c’est une bonne chose », affirme-t-il, rejetant l’idée d’un affaiblissement du système universitaire national.

Aldiouma Sow rappelle que depuis des décennies, des enseignants africains – sénégalais compris – exercent dans des universités européennes ou nord-américaines, sans que cela n’ait empêché leurs pays d’origine de former de nouvelles générations d’universitaires. À ses yeux, la présence d’enseignants sénégalais dans les universités de la sous-région relève davantage de la circulation des compétences que d’un exode intellectuel.

Mieux, estime-t-il, cette mobilité peut devenir un atout stratégique, à condition qu’elle soit encadrée et qu’elle permette des transferts de savoir, d’expérience et de réseaux au bénéfice du Sénégal. Le ministre conseiller se dit confiant dans le sens patriotique des enseignants-chercheurs sénégalais, appelés, selon lui, à contribuer au rayonnement du pays, qu’ils exercent à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières.

Face aux inquiétudes, Aldiouma Sow met en avant les engagements de l’État. Il rappelle notamment l’investissement annoncé de 63 milliards de francs CFA en faveur de l’enseignement supérieur, présenté comme un signal fort de la volonté des autorités de renforcer durablement la recherche, la formation et l’attractivité des universités sénégalaises.

Pour le pouvoir, le message est clair : le Sénégal ne subit pas une hémorragie de compétences, il s’inscrit dans une dynamique de mobilité maîtrisée, tout en consolidant son socle universitaire national.

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