À l’occasion des hommages rendus à l’ancien président Abdoulaye Wade, Madické Niang a salué l’empreinte durable laissée par le fondateur du Parti démocratique sénégalais sur la vie politique nationale. Selon lui, l’héritage démocratique et politique de l’ancien chef de l’État continue d’inspirer plusieurs générations d’acteurs politiques, bien au-delà des recompositions intervenues au sein de sa famille politique depuis son départ du pouvoir.
Un homme de dialogue et de pardon
Revenant sur son compagnonnage avec Abdoulaye Wade, Madické Niang a décrit un dirigeant profondément attaché à la paix civile, au dialogue et à la stabilité du pays.
Selon lui, l’ancien président était animé par une grande capacité de pardon et accordait toujours la priorité à l’intérêt supérieur de la Nation, même dans les périodes de fortes tensions politiques.
« C’était un homme capable de pardonner et qui mettait toujours le Sénégal au-dessus des considérations personnelles », a-t-il souligné.
Une école politique qui a formé plusieurs générations
Évoquant l’évolution du paysage politique sénégalais, Madické Niang a rappelé que de nombreuses figures majeures de la scène nationale ont été formées à l’école politique de Wade.
Parmi elles figurent notamment Macky Sall et Idrissa Seck, qui ont tous deux évolué aux côtés de l’ancien chef de l’État avant d’emprunter leurs propres trajectoires politiques.
Pour l’ancien ministre, les divergences et les ruptures intervenues au fil des années n’effacent pas l’influence déterminante exercée par Wade sur plusieurs générations de responsables publics.
Un héritage toujours d’actualité
Madické Niang estime que la contribution de l’ancien président à l’enracinement du pluralisme démocratique, au renforcement de l’État de droit et à la consolidation des institutions demeure une référence dans le contexte actuel.
« Son héritage reste la voie la plus appropriée pour un Sénégal de paix, de stabilité et réconcilié avec lui-même », a-t-il affirmé.
Selon lui, plusieurs aspects de la vision politique de Wade conservent toute leur pertinence face aux défis contemporains du Sénégal et du continent africain.
L’ancien ministre considère notamment que l’ex-chef de l’État aurait continué à défendre une Afrique davantage intégrée, une Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest plus forte et une meilleure représentation du continent dans les grandes instances internationales.
Un hommage salué
Madické Niang a également salué l’initiative des autorités sénégalaises d’accompagner les manifestations organisées en hommage à Abdoulaye Wade.
Il a notamment félicité le président Bassirou Diomaye Faye pour sa décision de s’associer aux célébrations consacrées à l’ancien chef de l’État.
Pour lui, cette démarche traduit la reconnaissance du rôle joué par Wade dans la préservation de la stabilité politique du Sénégal et dans l’approfondissement de son modèle démocratique.
L’intérêt national comme boussole
En conclusion, l’ancien ministre a rappelé que, même dans les périodes les plus délicates de la vie politique sénégalaise, Abdoulaye Wade privilégiait le dialogue, la concertation et la recherche de compromis.
« Le Sénégal était au-dessus de toutes nos préoccupations personnelles », a insisté Madické Niang, appelant les responsables politiques actuels à faire de l’intérêt national le principal guide de leur action publique.
À ses yeux, c’est précisément cette culture du dialogue et du dépassement des clivages qui constitue l’une des plus importantes leçons léguées par l’ancien président à la démocratie sénégalaise.
EL IBRAHIMA FAYE

